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Les acteurs du projet

Retour Mise à jour : 23-06-2016 | Réf : 23 | 5257

Cette merveilleuse exposition, rendue possible par le travail minutieux d'un grand nombre, doit beaucoup à la volonté et la vision de quelques uns.

Commissariat général

  • Christine Germain-Donnat, Conservatrice et Directrice du Château Borely, Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode
  • Géraud Seznec, Conservateur du Musée de la Légion étrangère
  • Raymond Guyader, Collectionnaire d'uniformes de Légion, auteur de nombreux ouvrages sur l'évolution historique de l'uniforme légionnaire

 

Commissariat scientifique

 

Christine Germain-Donnat

Historienne de formation, diplômée de l'École du Louvre en 1993, Christine Donnat est reçue au concours de conservateur du patrimoine quatre ans plus tard. Elle occupe un poste de conservatrice au Musée de la céramique de Rouen de 2006 à 2008. Cette année là elle prend en charge la restauration du Château Borély où elle met sur pied un Musée des Arts décoratifs, de la Faïence et de la Mode. Elle fait intégrer un département Mode au projet, doté d'une collection de 6000 pièces, comprenant notamment des fonds Channel ou encore Paco Rabanne.

« En examinant cette collection j'ai été frappée par la récurrence sur de nombreux vêtements d'éléments tels des boutons, martingales, épaulettes ou le fameux imprimé camouflage relevant du vocabulaire militaire. Cette évidence est confirmée en assistant à des défilés : tous les couturiers s'inspirent de l'uniforme, du vêtement militaire, le féminisent, le détournent, le rendent sexy. C'est ce passage de masculin au féminin, d'un vêtement avant tout conçu pour être pratique et tout terrain à une tenue rendue sensuelle en jouant avec les codes qui m'intéressent ».

Capitaine Géraud Seznec

Le capitaine Géraud Seznec a suivi un cursus en “patrimoine et archéologie militaire” et en “muséologie”, avant de soutenir un mémoire de troisième cycle à l’École du Louvre. Il suit également le cursus de l'école spéciale de Saint-Cyr, avant de rejoindre le musée du sous-officier à Saint-Maixent.

En 2011, « démarché par la Légion », il prend la direction du musée de la Légion étrangère, où il mène à bien le projet d'agrandissement et lance une audacieuse politique d'expositions temporaires, permettant au Musée de se faire jour au milieu des grands acteurs culturels de son territoire.

Raymond Guyader

Raymond Guyader s'est piqué de passion pour le folklore légionnaire dès sa plus tendre enfance, de l'Indochine jusqu'à la France en passant par l'Algérie. Dès l'âge de 12 ans, il demande à son père de lui offrir un abonnement à Képi Blanc, le journal de la Légion. En 1969 il s'engage pour cinq ans au 1er RPIMA. Il devient par la suite sapeur-pompier professionnel, tout en continuant inlassablement de garnir sa collection, en fréquentant notamment les maisons de costumiers, de « véritables mines d'or à l'époque pour qui s'intéressait à la chose ».

Sur la proposition du général le Corre, commandant de la Légion étrangère, Raymond Guyader cède sa collection à la Légion pour qu'elle puisse être exposée dans le musée de l'uniforme légionnaire à Puyloubier, créé à cet effet sur le domaine de l'Institution des Invalides de la Légion. Ce musée est inauguré en 1989, et Raymond Guyader en fut le conservateur jusqu'en 2015.

Légionnaire honoraire de 1re classe et commandant de réserve, il est l'auteur de nombreux articles sur le sujet qu'il affectionne dans de nombreuses revues spécialisées. C'est donc tout naturellement comme spécialiste reconnu qu'il a prodigué ses compétences pour le montage de l'exposition.

Xavier Landrit

Xavier Landrit est historien de la mode. Formé à l’École du Louvre, spécialisé dans la gestion de projet culturel, il a notamment travaillé pour de grandes maisons de couture telles qu'Yves Saint Laurent. La genèse de l'exposition fait notamment écho au travail de ce créateur sur la saharienne.

« Ce projet a pour ambition de déconstruire les mécanismes d'inspirations des couturiers avec la sphère militaire, leurs origines et originalité, de montrer l'historicisme du processus. Il est fascinant d'observer que le vestiaire militaire peut donner naissance à un style, quels qu'en soient les codes et les formes, depuis quand et pour qui, les représentations complexes du militaire et du légionnaire renvoyant souvent à un univers imaginaire, fantasmé. Le style militaire apporte de la prestance et du prestige à celui qui le porte.  L'exemple de la saharienne est probablement le plus révélateur de ce phénomène ».

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