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Au Château Borély

Retour Mise à jour : 23-06-2016 | Réf : 19 | 6833

Au Château Borély, l'exposition « Mission Mode » propose d'explorer la mode contemporaine et de juger, au regard des uniformes qui y seront présentés, des inspirations issues du vestiaire militaire.

Le musée des arts décoratifs, de la faïence et le mode a pour écrin le Château Borély, emblème des demeures de villégiature construites dans la campagne marseillaise par les grandes familles de la bourgeoisie d'affaires du 18e siècle. Au sein de ses collections d'une incroyable diversité, le Musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode conserve plus de sept mille vêtements et accessoires de mode, des années 1920 à nos jours.

Riche de ces collections, des prêts de grandes maisons de couture ou bien de fonds privés, l'exposition « Mission Mode » présentée au Château Borély s’enrichit de pièces issues des collections du Musée de la Légion étrangère afin de montrer comment les détails, les coupes et les couleurs des uniformes ont inspiré les grands couturiers depuis la fin du 19e siècle.

L'exposition « Mission Mode » au Château Borély est déclinée sous plusieurs angles abordant chacune des éléments d'inspiration militaire qui ont marqués la mode civile.

Apparue à la fin du 19e siècle comme le premier élément de camouflage, la couleur kaki s'est progressivement imposée dans toutes les armées en même temps qu'elle a intégré les codes du vestiaire civil. Des créations signées Thierry Mugler ou encore Christian Dior illustrent ce phénomène, en contrepoint d'uniformes issues des collections du Musée de la Légion étrangère.

Dans la même logique, l'exposition aborde le processus d'absorption du motif camouflage, grâce à des vêtements de créateurs comme Louis Vuitton, Jean-Paul Gaultier ou encore Kenzo Takada. L'adoption d'éléments de coupe ou d'ornements militaires par la mode civile est manifeste dans les créations de Jean-Charles Castelbajac ou encore celles de la maison Hermès.

Point d'orgue de l'exposition, la saharienne constitue l'exemple le plus manifeste d'un vêtement du vestiaire militaire à vocation fonctionnelle, liée aux climats chauds de l'Afrique, et à la coupe un peu strict, a progressivement été adapté et détourné par la mode civile dans les années 1950 et 1960 pour incarner l'idéal-type de la femme urbaine et aventurière, sensuelle mais forte, élégante et libre de ses choix. Yves Saint-Laurent, qui l'a sacralisé en 1968, Sonia Rykiel, Max Mara ou encore André Courrège sont autant de stylistes qui ont associé leurs noms à ce vêtement et dont les créations sont présentées au Château Borély.

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